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Résonance/Dissonance

Résonance / Dissonance
20 oct.-23 déc. 2011
Vernissage le 20 oct. 2011
Paris 3e. Galerie Anne de Villepoix
L’exposition Résonance/Dissonance rassemble différents artistes de la scène française. Leurs oeuvres nous font découvrir l’éclectisme et la richesse des productions les plus contemporaines.


La Galerie Anne de Villepoix est heureuse de vous présenter l’exposition collective Résonance/Dissonance, une exposition réunissant le dialogue cacophonique entre artistes d’univers différents.

Par définition une « Résonance » est un renforcement de sons par suite de leur réflexion dans une enceinte trop restreinte pour donner naissance à un écho. Par extension une « Dissonance » est une réunion de sons qui ne s’accordent pas, qui ne vont pas ensemble, qui font à l’oreille un effet désagréable ou encore une dissonance dans le style, un mélange disparate de formes.

Le titre Résonance/Dissonance résume à lui tout seul l’objet de cette exposition, qui cherche à rassembler différents artistes de la scène française. Un essai pour montrer au spectateur l’éclectisme mais aussi la richesse qui émanent des productions les plus contemporaines, en créant des dialogues entre eux, mais comme tout dialogue parfois en accord et souvent en désaccord.

Des duos d’artistes comme Pascal Broccolicchi ou Charlotte Charbonnel qui en dialoguant découvrent qu’à un an d’intervalle ils ont photographié le même paysage islandais : « On pourrait imaginer tous les horizons à la surface de la planète et il ne serait pas possible en principe de réaliser deux fois la même vue. Pourtant, sans jamais nous être rencontrés avant cette exposition et à plusieurs années d’intervalle, chacun de nous deux a rigoureusement photographié, le même paysage glacier quelque part dans une Islande jonchée d’icebergs. De toute évidence nos voyages n’étaient pas motivés par des projets identiques, néanmoins il y avait là autant d’affinité que de contradictions pour faire de nos regards posés sur cette nature, une véritable assonance » (Pascal Broccolichi sur Charlotte Charbonnel).

Des icônes semblables avec des souvenirs différents comme c’est le cas de Hankang Huang et d’Eduardo Sarabia : « Sur une même image, celle de la vase, Eduardo questionne la création unique et la production en masse, changeant la signification de l’oeuvre d’art et le produit commercial. Pour moi cette image n’est que l’élimination de la croissance et la puissance unifiées entre cet objet-animal historique et la représentation délicate des blessures dans une forme paradoxale » (Hankang Huang).
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Un peintre et un plasticien média qui s’admirent et qui cherchent le dialogue comme Xie Lei et Vincent Lemaire : « Comment trois, quatre… êtres étranges osent-ils atteindre l’arc en ciel ! Harvest s’impose par le flamboiement des couleurs, sa composition surprenante, puis se laisse paisiblement, sensiblement découvrir. L’imaginaire conduit à revisiter la peinture, à en repousser les limites, à explorer l’impossible. Quoi de plus simple qu’un néon face une quantité de ses semblables ? Un néon qui n’éclaire pas mais qui scintille. Selon une fréquence aléatoire qui par cela même en devient singulière. Un essoufflement lumineux, comme un dernier effort, avant de s’éteindre. Alors qu’il rejoindra l’amoncellement, un autre néon lui succédera, scintillant, à son tour, à sa propre fréquence » (Xie Lei).

Des dessins où le fil de couture transforme la matière, comme dans le travail de Cathryn Boch, dans un dialogue où la peinture devient du textile dans un trompe l’oeil à cause du trait énergique du pinceau, comme dans les dernières oeuvres d’Omar Ba.

Les propositions d’espaces à la topographie extraordinaire où l’on peut se perdre de Vincent Mauger, face à l’utilisation des manières issues de l’art pour tenter de résoudre un cas concret du quotidien sans revendiquer aucun geste artistique, comme c’est le cas d’Aurélien Mole.

Le reflet de la nature et de la photographie, de l’icône de mode au miroir comme cible, ou l’érotisme du corps, comme dans les oeuvres de Marc Turlan, Arnaud Lajeunie. « Ici, je ne retravaille pas les photographies d’Arnaud Lajeunie. Je laisse son univers de sensualité trouble dialoguer librement avec les formes que j’ai contraintes à l’autonomie de l’art » (Marc Turlan).

« L’érotisme, ça c’est sérieux » (Duchamp). Cette association est une confrontation et cette confrontation est aussi une association » (Marc Turlan).

« Le travail de Marc Turlan m’attire en ce qu’il refuse d’opposer l’art et la mode de manière systématique, qu’il se pose la question de leur distinction sans pour autant les penser de manière fondamentalement distincte et qu’il souligne les manières dont ces deux forces modèlent nos comportements ». (Arnaud Lajeunie)

Deux peintres énergiques, avec des scènes fortes comme Stéphane Pencréac’h et Raphaëlle Ricol « Autrefois, les gens voyaient le ciel comme le plafond ...